Le récit
L'histoire du lieu
Êtes-vous prêts pour un grand voyage ? Kriké ? Kraké !
Il existe des lieux où l'on vient chercher le calme, la nature, le ressourcement. Et d'autres qui nous invitent à quelque chose de plus grand : s'ouvrir au Monde. Quand je suis arrivé à Cana Suc, je pensais avoir trouvé un de ces refuges où le temps s'arrête, où l'on vient simplement se reconnecter à l'essentiel.
Et pourtant… Je n'avais encore rien vu !
Nous sommes à Sainte-Rose, dans l'Est de La Réunion. Là où le Soleil se lève sur l'île, sur cette côte des vents, entre le Volcan, une nature luxuriante et un Océan qui semble infini.
Un territoire moins prisé des voyageurs que l'Ouest et ses lagons. Et pourtant… Quelle richesse !
Ici, la Terre, la Mer et le Volcan donnent leurs couleurs au lieu.
Trois bungalows, trois noms : Vert Natte, Bleu Teck et Violet Champac. Le Vert pour la Terre et sa nature généreuse. Le Bleu pour la Mer. Le Violet pour le Volcan. Et pour chacun, un végétal. Rien n'est laissé au hasard.
Cana Suc porte la marque Esprit Parc. Le lieu s'inscrit sans artifice, et avec beaucoup d'Esprit, dans son environnement naturel. Ici, le végétal n'est pas un décor. Il fait partie de l'histoire, de l'architecture, de la vie.
En traversant le jardin, on rejoint naturellement le sentier du littoral. Quelques pas encore et nous voilà face à l'Océan Indien, sur cette côte sauvage où les vagues viennent rencontrer la roche volcanique.
La Terre. La Mer. Le Volcan. Mais il manque encore quelque chose…
Et si Sainte-Rose nous invitait aussi à regarder vers les étoiles ?
En faisant le tour de la propriété avec mon hôte, accueillante, cultivée, curieuse, férue d'histoire, je tombe sur une étrange construction. Une sonde spatiale ! Que vient-elle faire ici ? C'est alors que Martine me raconte une première histoire.
Sainte-Rose avait accueilli une station temporaire de la NASA pour accompagner le lancement de New Horizons, une sonde envoyée explorer Pluton, aux confins de notre système solaire. Pour préserver cette mémoire, une association réunionnaise, Les Petits Débrouillards, a réalisé une maquette grandeur nature de la sonde, à l'initiative d'acteurs scientifiques locaux, dont Guy Pignolet, ancien ingénieur du CNES, également associé à la création du drapeau réunionnais Lo Mavéli. Cette maquette a fini par trouver refuge à Cana Suc.
Et voilà que ce petit village du bout de l'île nous raconte une grande histoire de conquête, de curiosité, de voyage dans son sens le plus noble : oser partir vers l'inconnu.
Saviez-vous même qu'un litchi de La Réunion s’est promené dans l'Espace ? C'est ici que je l'ai appris.
Et soudain, je comprends : à Cana Suc, on voyage à l'intérieur comme à l'extérieur. De la Terre aux étoiles, du jardin au Monde.
Même le vide a sa place. Et c'est un luxe.
Au cœur du domaine, un grand espace est volontairement laissé libre. Pas d'aménagement superflu. Pas de volonté de remplir chaque mètre carré. Juste du vide. Un vide qui laisse circuler l'air, rafraîchit naturellement les habitats, ouvre les perspectives et offre, lorsqu'on tourne le dos à l'Océan, une vue incroyable sur le domaine. L'énergie circule. Et ce vide, loin d'être une absence, devient une richesse. Dans un monde où l'on cherche toujours à remplir, aménager, occuper, optimiser, Cana Suc nous rappelle une chose essentielle : parfois, il faut savoir laisser de la place.
À la nature. Au silence. À l'imprévu. Et surtout, à la rencontre.
Car la véritable richesse de Cana Suc est peut-être là : dans l'Hospitalité.
Autour d'un café, la conversation continue avec mon hôte. On parle de vanille, de l'histoire de l'île, de voyages, de rencontres, de ces petites histoires qui font la grande Histoire d'un territoire. Mon hôte aime voyager avec ses voyageurs. Elle donne, elle reçoit, elle raconte, elle écoute. Elle aime partager ses connaissances, mais aussi découvrir le monde à travers ceux qui viennent jusqu'à elle. Et je retrouve ici quelque chose de profondément essentiel : l'Hospitalité dans son sens premier. Celle d'un temps où l'étranger était reçu chez l'habitant, où l'on partageait les nouvelles du Monde et les histoires du pays.
Cana Suc a été pensé pour permettre cette cohabitation, sans jamais l'imposer. Une grande varangue fait office de salon commun, un espace où les conversations peuvent naître naturellement. Une bibliothèque raconte la faune, la flore, les plantes, et nous rappelle aussi l'importance des savoirs végétaux et des tisaniers dans la culture réunionnaise.
Les trois hébergements peuvent également se réunir pour accueillir une famille ou un groupe de dix personnes. Et derrière cette hospitalité, une envie d'aller de l'avant : tisser des liens avec d'autres acteurs, des guides, des passionnés qui racontent et font vivre l'Est de La Réunion. Car un territoire vit aussi par les rencontres qu'il rend possibles.
Cana Suc est un conte à ciel ouvert.
Kriké ? Kraké ! Comme nous le diraient les conteurs réunionnais, êtes-vous prêts à écouter ? Ici, chaque chemin, chaque plante, chaque conversation peut ouvrir une porte sur un monde que l'on ne connaissait pas. Et parfois, les rencontres les plus simples nous invitent à dépasser nos peurs. Les trois compagnons à poils de la maison, discrets mais joueurs, peuvent même aider certains voyageurs à apprivoiser leur peur des chiens.
Apprivoiser… peut être est ce aussi ça le Sens du Voyage ? Apprivoiser ses peurs, embrasser l’inconnu.
Comme le renard du Petit Prince. Une histoire de cœur avant tout, nous dirait Saint-Exupéry. Car voyager, ce n'est pas seulement changer de paysage. C'est accepter de changer de regard. Et peut-être même, comme le pèlerin qui se dépouille de ses peaux au fil du chemin, abandonner quelques certitudes pour retrouver ce qui est essentiel.
Le Bonheur. Ou plutôt… la Bonne Heure. Celle de l'instant présent.
À Cana Suc, le Temps perd de son emprise, et la Vie retrouve son Chemin.
Localisation
Sainte-Rose · Côte Est de La Réunion
Capacité
10 personnes - 3 gîtes
Les hôtes
Des amoureux de la nature, de leur île et de son histoire, qui cultivent une hospitalité généreuse, où chaque rencontre devient l'occasion de voyager et de transmettre.
« "Le voyage se fait aussi dans l'immobilité" »
Martine et Jacques.
Le rythme
Une journée type
Le réveil se fait au rythme de la nature. Le vent circule entre les arbres, les oiseaux s'invitent dans le jardin et le Soleil vient éclairer cette côte Est qui s'éveille avant le reste de l'île. Un café sous la varangue, quelques pages d'un livre, une conversation avec Martine… ou simplement le plaisir de ne rien faire. Car ici, même le vide a sa place.
Puis on traverse le jardin pour rejoindre le sentier du littoral. L'Océan Indien s'offre à nous, puissant, sauvage, magnifique. Une promenade au bord des falaises basaltiques, là où la Terre et la Mer se rencontrent.
Et pourquoi ne pas partir ensuite à la découverte de Sainte-Rose, de ses histoires, de son patrimoine, de ses habitants ?
Le territoire invite à l'exploration : les paysages volcaniques, les forêts luxuriantes, les sentiers du Parc national, les rencontres avec celles et ceux qui font vivre cet Est encore brut et authentique. Les plus curieux pourront pousser jusqu'aux paysages du volcan, explorer les environs ou partir à la rencontre des guides locaux.
Et le soir ?
On revient à Cana Suc, peut-être avec quelques histoires à raconter. Sous la varangue, une conversation s'engage. On échange sur ses découvertes, sur l'île, sur le Monde. Et l'on réalise que le plus beau voyage de la journée n'était pas forcément celui que l'on avait prévu.
L'expérience
Ce que l'on vient y vivre
Les randonneurs (à pied ou à vélo) qui viennent faire le tour de l’île aiment y séjourner. Ils demandent une nuit, mais ils en prennent une deuxième. Pourquoi ne pas prendre le temps de s’arrêter, et de changer de regard ? Bien sûr, on vient chercher la nature, le calme, le ressourcement. Mais ce n'est pas l'essentiel. À Cana Suc, on vient surtout de retrouver quelque chose que le voyage devrait toujours nous offrir :
Rencontrer.
Une hôte, des habitants, une culture, des histoires. Retrouver cette hospitalité simple et généreuse où l'étranger n'est plus tout à fait un étranger.
Découvrir.
Un territoire encore brut et sauvage, une nature sans artifice, un patrimoine vivant. Apprendre qu'une petite commune réunionnaise a participé à la conquête spatiale, ou qu'une simple plante peut raconter toute une histoire.
S'ouvrir.
À l'inconnu. À l'autre. À soi-même. Accepter d'être surpris, d'apprivoiser ses peurs, de laisser tomber quelques certitudes et de retrouver ce regard curieux que nous avions enfant. Car ici, le voyage n'est pas seulement une destination. C'est un état d'esprit. Et dans ce jardin où la Terre, la Mer, le Volcan et le Ciel semblent se rencontrer, une évidence s'impose :
Le plus grand des voyages commence peut-être lorsqu'on accepte de s'ouvrir à ce que l'on ne connaît pas encore. Alors… prêt à embarquer ?
Kriké ? Kraké !